L'avènement de l'IA est une continuité de l'évolution monétaire. La précédente était le passage de l'or au dollar. Ce changement est juste une nouvelle manière de modéliser l'énergie, mais la vraie devise reste l'énergie. Et la monnaie est juste une modélisation permettant d'échanger de l'énergie, de capter de l'énergie, mais pas d'en créer, ce qui prouve encore Lavoisier.
Les tentatives de création de monnaie ont pour seul but de rompre l'ordre cosmique, de noircir les cœurs. Ezra Pound appelait ce voile sombre qui s'abat sur le monde Usura.
Tout cela nous fait bien comprendre ce qu'est la monnaie et ses dérives, et la croissance dans tout ça ? La croissance respecte, dans son essence pure, le principe de Lavoisier. Le vert est sa couleur, l'arbre son symbole.
Prenez le temps d'observer les arbres.
Beaucoup méprennent la volonté de croissance et le vol de croissance. La croissance est la chose qui guide l'homme, c'est sa volonté la plus pure, ce qui fait que l'homme est homme. C'est cette volonté qui part de la pureté et qui, dans son élan, laisse une porte ouverte à la précipitation. Or, pour croître, le présent est le plus important. En négligeant le présent, on perd la corde des mains. On tombe dans le trou noir.
Usura.
Mais si la monnaie peut représenter l'énergie, elle ne peut jamais être l'énergie elle-même.
Il faut alors revenir à ce qui demeure lorsque l'on retire le symbole.
L'énergie.
Et avec elle, le mouvement.
Car la question n'est plus de savoir combien de monnaie nous pouvons créer, mais combien d'énergie nous pouvons mettre en mouvement. Combien d'énergie pouvons-nous libérer, transformer, concentrer, transmettre.
- La courbe.
- La corde.
- La droite.
- La flèche.
Il faut voir la croissance comme représentée par l'arbre, dans sa symbiose avec son environnement, et l'étudier par la trajectoire.
C'est ici que la technologie apparaît.
L'homme a toujours cherché à prolonger son énergie par la matière. La roue, le moteur, l'usine, l'électricité. Chaque époque a trouvé une nouvelle manière de multiplier le mouvement.
Le logiciel est peut-être la forme la plus pure de cette évolution.
Il ne remplace pas l'énergie : il l'organise. Il la concentre. Il permet à une même impulsion de se répéter, de se transmettre et de se déployer sans que l'homme ait à reproduire chaque fois le même geste.
Une idée peut alors devenir un système.
Un système peut devenir une entreprise.
Une entreprise peut devenir une infrastructure.
Et une infrastructure peut à son tour mettre en mouvement une quantité d'énergie qui dépasse largement celle qui lui a donné naissance.
